Les actions en cours

OBSERVATOIRE CONCHYLICOLE

Depuis 2021, le Cépralmar met en œuvre un observatoire conchylicole. Son objectif principal est l’acquisition de connaissances et de données de référence mensuelles sur les performances des coquillages (mortalité, croissance, taux de chair…) élevés dans les lagunes de Thau sur trois secteurs (Bouzigues, Mèze et Marseillan) et de Leucate, afin d’identifier des variations saisonnières, annuelles ou pluriannuelles en fonction des origines du naissain, des pratiques culturales et des sites d’élevage. Le suivi est réalisé sur trois espèces différentes : l’huître creuse (Magallana Gigas), l’huître plate (Ostrea edulis) et la moule méditerranéenne (Mytilus galloprovincialis).
Pour les huîtres creuses, le suivi intègre quatre origines différentes : diploïdes d’écloserie, triploïde d’écloserie, naturelles d’Atlantique et naturelles de Thau. Il comprend 2 phases d’élevage : le pré-grossissement en lanterne (7 mois) et le grossissement sur cordes (12 mois). Il est mené sur les lagunes de Thau et Leucate.

Documents à télécharger
Bulletin printemps 2021                        Bulletin hiver 2025
Bulletin été 2021                                      Bulletin printemps 2025
Bulletin automne 2021                          Bulletin été 2025
Bulletin hiver 2022                                  Bulletin automne 2025
Bulletin printemps 2022                       Bulletin annuel 2025
Bulletin été 2022
Bulletin automne 2022
Bulletin hiver 2022
Bulletin printemps 2023
Bulletin été 2023
Bulletin automne 2023
Bilan annuel 2023
Bulletin hiver 2024
Bulletin printemps 2024
Bulletin été 2024
Bulletin automne 2024

Pour les huîtres plates, le suivi intègre deux origines : une écloserie privée et un lot fourni par Huîtres plates obtenues en collaboration avec l’Unité d’Appui à la Recherche STELLA MARE (Université de Corse et CNRS). Comme pour les huîtres creuses, le suivi comprend deux phases d’élevage, avec une phase de pré-grossissement plus longue (12 mois). Il est mené uniquement dans la lagune de Thau.

Pour les moules, elles proviennent de graines prélevées dans l’étang de Thau puis élevée sur cordes et en casiers australiens à Bouzigues et Marseillan.

Les résultats obtenus dans le cadre de ce suivi sont transmis tous les trimestres sous la forme de bulletins saisonniers et annuellement sous la forme d’un rapport complet. Les données de l’observatoire sons intégrées au Réseau d’Observation Lagunaire (ROL) piloté par le SMBT. Elles alimentent également le Géoportail du Cerema.

Observatoire sur l’huitre creuse et les moules d’étang réalisé depuis 2023 dans le cadre du projet VALERIAN en partenariat avec le Cerema et les CTRs (CAPENA, SMIDAP, SMEL) avec le soutien financier de l’Union Européenne via le FEAMPA, du ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires et de la Région Occitanie.

SUZON

Depuis la détection de Vibrio aesturianus en 2001 et la crise due à OsHV-1 en 2008, de nombreuses études ont vu le jour afin de suivre les phénomènes de mortalité des huitres creuses. Dans ce contexte, les centres techniques régionaux (CAPENA, CEPRALMAR, SMEL, SMIDAP) ont mutualisé leurs efforts au travers d’un programme interrégional, afin d’apporter de l’information aux Comités Régionaux Conchylicoles sur ces phénomènes. Ce programme se décline par le suivi du cycle d’élevage complet de différents lots de naissain sur l’ensemble des bassins de production et selon un calendrier commun. Le statut zoosanitaire, la survie, la croissance pondérale et le rendement sont ainsi évalués pour deux lots de naissains issus de captage (Arcachon et Charente-Maritime), et six lots de naissains d’écloserie (3 lots diploïdes et 3 lots triploïdes).

Ce projet vise donc à mieux comprendre les facteurs de succès ou d’échec des élevages, au regard du risque zoosanitaire des cheptels professionnels, en croisant les origines de naissain, les sites de production et les techniques d’élevage, dans une perspective d’adaptation durable de la filière aux enjeux zoosanitaires et climatiques.

 

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Projet réalisé en partenariat avec CAPENA, SMIDAP, SMEL et le soutien financier de l’Union Européenne (FEAMPA) et de l’Etat

VALERIAN

Le projet Valerian a pour objectif la mise en réseau des observatoires conchylicoles régionaux à l’échelle nationale, au travers du portail aquaculture de la DGAMPA. Dans le cadre du projet, les centres techniques travaillent à la définition d’indicateurs nationaux harmonisés, issus de leurs observatoires régionaux respectifs, également consolidés pour partie au cours du projet. La mise à disposition de ces données doit apporter à la communauté scientifique, mais également aux professionnels et aux services instructeurs de l’état, une meilleure compréhension du milieu. A plus long terme, il s’agit de pouvoir expliquer des phénomènes tels que les épisodes de surmortalité, en mettant en relation santé des élevages et environnement marin, dans un contexte de changement climatique.


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Projet réalisé en partenariat avec le CEREMA, CAPENA, SMIDAP, SMEL et le soutien financier de l’Union Européenne (FEAMPA) et de l’Etat

SUIVI DES MOULES EN MER

Le littoral d’Occitanie dispose d’un potentiel espace de développement aquacole en mer aujourd’hui sous-exploité. Ainsi, l’axe 4 du contrat de filière conchylicole concerne la relance de la production de moules en mer et le fait de développer un marché local. Cet objectif partagé par la profession, l’Etat, les collectivités locales et les organismes de soutien technique résulte du constat que ce métier n’est plus aujourd’hui pratiqué que par un nombre limité d’entreprises. Cela résulte notamment de difficultés d’exploitation des moules du fait de divers facteurs notamment la prédation par les daurades.

Une étude prospective concernant la relance de la production en mer a été commanditée en 2020 par le CRCM. Elle a mis en évidence un manque d’informations sur la rentabilité, la retrie et la productivité. Ces données manquantes fragilisent les modèles économiques qui peuvent être envisagés pour la relance de cette activité. Néanmoins ces données existent et doivent être mobilisées en capitalisant sur les professionnels à la mer.

En 2023, le Cépralmar, en collaboration avec le CRCM va s’appuyer sur un réseau de professionnels afin d’assurer la récolte des données essentielles de la production mytilicole concernant les produits intermédiaires que sont les graines de moule et les produits finaux que sont les moules marchandes afin d’acquérir les références zootechniques de la production de façon standardisée tout au long du cycle d’élevage depuis le recrutement jusqu’à la commercialisation et de caractériser les sites d’élevage ainsi que les campagnes de production.

Projet porté par le Cépralmar en partenariat avec le CRCM avec le soutien financier du plan de relance.

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Rapport final moule en mer

Bulletin printemps 2023
Bulletin mai-juin 2023
Bulletin juin 2023
Bulletin mars 2024
Bulletin avril 2024
Bulletin mai 2024
Bulletin juin 2024

Bulletin n°1 Suivi des indices de qualité
Bulletin n°2 Suivi des indices de qualité
Bulletin n°3 Suivi des indices de qualité
Bulletin n°4 Suivi des indices de qualité

Bulletin n°1 Juin 2024 Suivi des indices de qualité
Bulletin n°2 Juillet 2024 Suivi des indices de qualité
Bulletin n°3 Août 2024 Suivi des indices de qualité
Bulletin n°4 September 2024 Suivi des indices de qualité

Suivi de productivité 2023

COCOALG

Parmi les options proposées pour accompagner la filière conchylicole dans sa mutation face aux nouveaux enjeux (changement climatique, pression sanitaire), la diversification des élevages apparait comme une piste pertinente. Au sein des espèces candidates à la diversification, les macroalgues constituent un groupe de choix, s’inscrivant dans le cadre des solutions fondées sur la nature pouvant contribuer à atténuer localement l’acidification et la désoxygénation de l’eau. Si aujourd’hui la production d’algue en France est principalement issue de la récolte, la culture représente un potentiel important qui offre des opportunités pour le développement d’une aquaculture diversifiée et durable.

Le développement de la culture de macroalgues se heurte néanmoins à plusieurs obstacles, et nécessite encore d’approfondir les connaissances scientifiques et techniques. Dans les zones conchylicoles notamment, le transfert de biomasses importantes de ces organismes photosynthétiques dans la colonne d’eau pourrait entrainer une consommation accrue de nutriments, limitant la production de phytoplancton et la croissance des organismes filtreurs dont les coquillages. D’autre part, la présence de macroalgues pourrait aussi modifier la sensibilité des coquillages aux maladies. Les quelques études sur le sujet ont montré des effets aussi bien positifs que négatifs, selon les espèces d’algues associées aux huîtres.

C’est dans ce contexte et pour tenter d’apporter des réponses à ces interrogations qu’est proposé le projet CoCoAlg qui fait l’objet d’une coopération entre le GALPA de Thau (porteur Cépralmar) et le GALPA Glaz & Co en Bretagne nord (porteur CEVA) pour une période de deux ans (janvier 2026 – décembre 2027). L’objectif de ce projet est double. En premier lieu il s’agit de lever les verrous techniques sur la culture d’algues d’intérêt pour les deux territoires (Porphyra sp., Pyropia sp., Solieria chordalis, Gracilaria sp., Halopythis sp.), en écloserie, et dans le milieu naturel. Par ailleurs il s’agit de fournir des éléments concernant la co-culture d’huîtres et d’algues, et notamment les effets de ce mode d’élevage sur les performances de survie et de croissance des huîtres au cours d’un cycle d’élevage.

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Sur le GALPA de Thau, le projet est réalisé en partenariat avec l’Université de Montpellier et le soutien financier de l’Union Européenne (FEAMPA), de la Région Occitanie et de Sète Agglopôle Méditerranée.

Sur le GALPA Glaz & Co, le projet est réalisé par le CEVA et le CRC Bretagne Nord et le soutien financier de l’Union Européenne (FEAMPA) et de la Région Bretagne.

ECOMEDI

Un certain nombre de chefs d’entreprises conchylicoles soulignent deux besoins fondamentaux : connaître leurs coûts de production et de revient, et pouvoir se positionner vis-à-vis des entreprises concurrentes dans leur secteur d’activité. Ils expriment également la nécessité de mieux cerner les conséquences de leurs choix stratégiques mis en œuvre pour se développer ou s’adapter à la concurrence, aux changements économiques, réglementaires ou environnementaux. En ce sens, un Outil d’Aide à la Décision (OAD) s’appuyant sur un modèle expérimental technico-économique et plus globalement sur une démarche d’expertise et de conseil a été développé pour les entreprises mytilicoles de Charente-Maritime.

S’appuyant sur cette démarche, le Cépralmar, encouragé par le CRCM, a commencé à travailler sur le développement d’un tel outil à l’échelle méditerranéenne, pour l’ostréiculture. Ce travail a été entamé en 2025 grâce à l’appui de deux entreprises du bassin de Thau et s’est poursuivi en 2026. La première étape a permis de caractériser économiquement la diversité des pratiques de production à prendre en compte pour l’ostréiculture méditerranéenne, et de proposer une première version de l’outil. En 2027, le Cépralmar poursuivra ce travail afin de consolider l’outil avec un plus grand nombre d’ostréiculteurs partenaires, et proposer des indicateurs économiques relatifs à la production dans la lagune de Thau dans un premier temps, puis plus largement sur la façade méditerranéenne.


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Ce projet est réalisé avec le soutien financier de la Région Occitanie.

SPREAD

Les premiers épisodes de mortalité d’huîtres creuses dus à la bactérie Vibrio aestuarianus ont été observés en 2001 en France. Depuis, ce phénomène s’est propagé à l’échelle européenne, affectant aujourd’hui socio-économiquement de nombreux bassins de production comme c’est le cas du bassin de Thau. A ce jour, il n’est pas possible d’anticiper ou de trouver des solutions pour pallier les mortalités induites, par manque de connaissance sur les facteurs de dissémination et de propagation de la maladie. 

Dans ce contexte, le projet SPREAD a pour objectif de : 1) Identifier et tester les voies de transmission/dissémination de V. aestuarianus au sein et entre les sites ostréicoles français, 2) Evaluer et quantifier l’impact de l’environnement et des pratiques culturales dans la transmission de la maladie, 3) Tester et co-construire des solutions basées sur l’innovation technologique et la structuration de la filière, 4) Communiquer sur les résultats du projet afin de réduire le risque de propagation et les impacts socio-économiques et environnementaux associés. 


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Ce projet, porté par Ifremer, et réunissant sept autres partenaires, est mené avec le soutien financier de l’Union Européenne (FEAMPA) et de l’Etat.