Les recifs artificiels en Région Languedoc Roussillon

Leucate-le-Barcarès

Les zones d’immersion des récifs artificiels sont très semblables. Elles sont caractérisées par un fond plat, sablo-vaseux, ne présentant aucune particularité physique remarquable et en continuité des zones rocheuses qui jouent le rôle de concentrateurs de poissons. Elles se situent le long du littoral des communes de Leucate et Le Barcarès, depuis Cap Leucate au nord jusqu’à l’embouchure de l’Agly et ont eu lieu en 2004.

Les Projets

2004, les premières immersions

Des récifs artificiels ont été immergés au large des communes de Leucate et Le Barcarès (Aude et Pyrénées Orientales) au cours de l'été 2004. L’objectif de cette opération est de favoriser le maintien de la pêche artisanale sur une partie du littoral languedocien et roussillonnais qui a connu en deux décennies un important phénomène de récession des activités halieutiques.

Organisation Administrative :

  • Maîtrise d’ouvrage : SIVOM de Leucate et Le Barcarès
  • Maîtrise d’oeuvre : BRL,EMCC
  • Coût : 1 524 490 € HT
  • Financements
                Région Languedoc-Roussillon : 20 %
                Département de l’Aude : 5 %
                SIVOM Leucate – Le Barcarès : 25 %
                Europe (IFOP) : 50 %

Caractéristiques techniques :

Six zones de 12 ha aux caractéristiques semblables ont été définies en prolongement des zones rocheuses naturelles. Sur chacune de ces zones, différents modules sont répartis au sein d’un périmètre rectangulaire de 400 m de long et de 300 m de large. Ils sont implantés sur un pas de 50 m en partant du rivage vers le large.

  • Superficie de la concession : 0,72 km2
  • Volume immergé : 2 200 m3
  • Profondeur : 15 à 30 m
  • Typologie des modules :
            10 récifs de protection types buses
            12 récifs de production type récifs Dalots
            6 récifs de production type amas chaotiques

Récifs Dalots  Source : Cépralmar

L’originalité du projet réside dans l’aménagement dit en «villages» (où la distance entre les
modules est calculée en fonction de leurs zones d’influence) ; cela permet aux poissons de se
déplacer d’un module à l’autre, au sein même de surfaces vastes, mais délimitées. Le schéma ci-dessous montre l’organisation d’une des six zones.

Organisation d’une zone en village  Source : Etude d’impact, BRL,2001

Les autres usagers sont les mêmes que ceux présents sur l’ensemble de la région Languedoc-Roussillon décrits à la rubrique Usagers.

Les suivis scientifiques

Le suivi scientifique post immersion (2005-2009) est réalisé par le Laboratoire Ecosystèmes Aquatiques Tropicaux et Méditerranéens du CNRS EPHE de Perpignan. Le suivi est effectué sur deux des six zones. Outre le suivi de paramètres physiques, un suivi biologique permet de suivre l’évolution de colonisation installation sur le système. Ces observations en plongée sont complétées par des pêches expérimentales, comparées à des prises sur un site témoin rocheux proche. Une participation active et fructueuse avec les pêcheurs professionnels petits métiers permet de compléter et améliorer les connaissances et suivis sur le milieu.

 

En savoir plus

  • V.Heyraud, septembre 2007, Les acteurs des récifs en Languedoc-Roussillon, Cépralmar
  • B. Pary, mars 2005, procédures pour l’immersion de récifs artificiels, Cépralmar

  • 2002, projet de création de récifs artificiels en mer au large de Leucate et Le Barcarès, dossier d’enquête, SIVOM Leucate-Le Barcarès/BRL