Les recifs artificiels en Région Languedoc Roussillon

Marseillan

La zone maritime de Marseillan est assez similaire de par sa proximité à celle d’Agde. Elle est essentiellement constituée de sédiments sablo-vaseux. Des récifs artificiels ont été immergés en 1992 et 1996, pour assurer une protection des milieux et un soutien de la pêche aux «petits métiers».

Les Projets

1992, premières immersions

Les premières immersions de récifs artificiels sur le secteur de Marseillan ont eu lieu en 1992 sous l’impulsion de la commune. Cette initiative avait comme objectif la «lutte contre le chalutage illégal dans la bande des trois milles et le soutien des pêcheurs petits métiers en mer».

Organisation administrative

  • Maîtrise d’ouvrage : Commune de Marseillan
  • Maîtrise d’oeuvre : BRL, EMCC
  • Coût : 76 224 € HT
  • Financements :
              Région Languedoc-Roussillon : 35%
              Département de l’Hérault : 15%
              Commune de Marseillan : 50%

Caractéristiques techniques

Soixante modules de type buses en béton ont été immergés en face du port de Marseillan et en limite nord des zones conchylicoles. Cependant, le plan d’immersion prévu n’a pas été rigoureusement respecté si bien que certains modules se sont retrouvés à plusieurs centaines de mètres de leur position théorique.

  • Superficie de la concession : 7 km2
  • Volume immergé : 426 m3
  • Profondeur : 10 à 22 m
  • Typologie des modules : 60 buses en béton

Deuxième phase d’immersion : 1996

D’autres immersions ont eu lieu en 1996, avec les mêmes objectifs que celle de 1992 : la «lutte contre le chalutage illégal dans la bande des trois milles et le soutien des pêcheurs petits métiers en mer».

Organisation administrative

  • Maîtrise d’ouvrage Commune de Marseillan
  • Maîtrise d’oeuvre BRL, EMCC
  • Coût 65 000 € HT
  • Financements :
              Région Languedoc-Roussillon : 35 %
              Conseil Général de l’Hérault : 15 %
              Commune de Marseillan : 50 %

Caractéristiques techniques

La commune de Marseillan fait à nouveau immerger 45 nouvelles "buses" aux dimensions
identiques des précédentes. Mais cet te fois-ci, les modules ont été disposés en 2 lignes parallèles de 5 km de long environ, au niveau de la limite Sud des zones de conchyliculture en mer. La profondeur d’immersion est de 35 m environ.

  • Volume immergé : 319 m3
  • Profondeur : 35 m
  • Typologie des modules : 45 buses en béton

Les usagers du secteur des récifs de Marseillan sont les mêmes que ceux d’Agde du fait de la proximité des deux zones.

Pêche professionnelle

Le secteur de la pêche professionnelle est particulièrement intéressé par le présent projet
d’aménagement de la bande côtière, tant sur le plan des enjeux de gestion des ressources que sur la zone géographique concernée (zone des 3 milles, réservée à la pêche aux petits métiers).

Sur le secteur, la Prud’homie d’Agde compte 45 pêcheurs petits métiers en mer ce qui fait du port d’Agde le premier port de la région pour ce type de profession. Les ports les plus proches sont ceux d’Agde, de Valras-plage, et de Marseillan.

La plaisance

Le port du Cap d’Agde possède environ 2 450 places réservées aux bateaux de plaisance. C’est le principal port de plaisance à proximité des récifs artificiels. On trouve aussi des emplacements réservés à la plaisance dans le port de Marseillan-plage (200 places), dans le port de Por t Ambonne (300 places) et tout au long de l’embouchure de l’Hérault, du grau jusqu’à la ville d’Agde (500 places environ).
Une enquête récente du CEGEL (2003) réalisée sur respectivement 22 et 33 plaisanciers du Cap d’Agde et de Port Ambonne met en évidence l’importance de la pratique de pêche récréative à partir d’embarcations de plaisance ayant une place de port à l’année.

Port de plaisance du Cap d’Agde  Source : Cépralmar

La plongée

De nombreux clubs de plongée sont installés sur la commune où dans les communes alentour. Néanmoins l’existence de nombreux sites naturels, autour du plateau du Brescou, limite la fréquentation des récifs artificiels. Le site des Tables au large du port d’Agde est le site le plus fréquenté de la région. La pression anthropique sur le milieu dans ce secteur est donc très importante mais, aux yeux des plongeurs, les récifs de type «buse» sont moins attractifs que des sites naturels.
 

Les suivis scientifiques

Immersion 1999

Le suivi scientifique a été réalisé conjointement à celui d’Agde ; donc par le groupement CEGEL / Gis Posidonie.

Immersion 1992

Le suivi scientifique a été réalisé conjointement à celui d’Agde ; donc par le groupement CEGEL / Gis Posidonie.

En savoir plus

  • V.Heyraud, septembre 2007, Les acteurs des récifs en Languedoc-Roussillon, Cépralmar
  • B. Pary, mars 2005, procédures pour l’immersion de récifs artificiels, Cépralmar
  • 2008, Bloc Marine Méditerranée
  • 2006, les activités maritimes en région Languedoc-Roussillon, DRAM